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La prévention des infections nosocomiales à l’hôpital à l’heure du digital

Prévention infections nosocomiales

 

La lutte contre les infections nosocomiales est une priorité pour les établissements de santé. Ce risque peut engendrer des conséquences dramatiques pour les patients, les soignants et l’établissement. Le digital apporte des moyens nouveaux et concrets notamment dans le domaine de la transmission de l'information. 

 

Pour rappel, une infection nosocomiale fait partie des infections associées aux soins, contractée au cours ou au décours d’une hospitalisation. Elle est donc absente au moment de l’admission du patient dans l’établissement et se déclare au minimum 48 heures après l'admission, ou au-delà si la période d'incubation est connue et plus longue.  Ces  infections sont très fréquemment liées à des interventions : sondage urinaire, cathéter veineux, intervention chirurgicale...

Malgré des protocoles en place dans les établissements pour permettre leur détection et des personnes dédiées à la prévention de ces infections (IDE hygiéniste, cellule mobile d’hygiène par exemple), malgré une maintenance préventive des équipements, les risques d’infections nosocomiales touchent 5% des patients (Source INSERM). Chaque année, en France, 4.000 décès sont la conséquence désastreuse de ce type d’infection.

La prévention passe en partie par la formation et sensibilisation du personnel,  l’actualisation et l'appropriation des procédures et protocoles d’hygiène. Les établissements ont d’ailleurs l'obligation de produire leurs indicateurs de maîtrise du risque infectieux (par exemple ICALIN), accessibles par tous (scope santé). Ils peuvent également collaborer avec des réseaux nationaux de surveillance des infections nosocomiales. Mais d’autres pistes complémentaires pourraient être envisagées pour lesquelles le support informatique de diffusion de l’information prendrait toute sa dimension.

 

Infections nosocomiales : centraliser l’information

 

Fluidifier l’information, la centraliser est essentiel pour ensuite mettre en place des actions qui s’imposent et enrichir les vigilances par retour d’expérience.

Fournir l’information à la bonne personne et au bon moment : une nécessité.

Dans cette gestion des infections nosocomiales, les soignants ont un rôle central. C’est à partir de leurs observations et du suivi de leurs enregistrements que le circuit d’alerte est activé. Dès lors, il est possible d'informer, le gestionnaire des risques, l’infectio-vigilant le service hygiène, le personnel soignant et tous les intervenants de l’établissement. A l’approche d’une chambre d’un patient identifié comme porteur de risques infectieux, le personnel doit être alerté et veiller à la mise en place et au respect des mesures de prévention et de protection diffusées par le service qualité.  



Se servir de la technologie NFC pour alerter

 

Un acteur comme BlueKanGo, spécialisé dans la digitalisation des processus qualité et risques notamment en milieu hospitalier travaille depuis de nombreuses années sur ces sujets. Leur solution qui repose sur la gestion des worflows de circulation de l’information très poussée associe, dès à présent, par la technologie NFC (Near Field Communication) l’accès à l’information immédiate.

 

La technologie NFC couplée au système de management de la qualité et des risques peut jouer un rôle déterminant dans la transmission de l’information.

Dans la pratique, les soignants déclarent l’état infectieux géolocalisé grâce à la technologie NFC. La solution peut alerter les destinataires associés au workflow, via SMS et/ou email. Cette puce NFC s’avère être pertinente comme relai d’accès à l’information. Miniature, elle peut être placée sur un simple autocollant collé sur la porte d’une chambre afin d’identifier la zone concernée par le risque infectieux.

Si elle associe efficacité dans le respect de la confidentialité du patient, elle permet également de matérialiser simplement les conditions d’accès à une zone sous contrôle, en minimisant le caractère anxiogène d’autres moyens de signalisation.

 

Quels bénéfices pour le soignant et le gestionnaire des risques.

 

ezgif.com-crop (1).gifPour le soignant la manipulation est simple pour peu qu’il soit équipé d’un smartphone (connecté ou non à Internet ou au réseau mobile). Le fait de rapprocher le smartphone de la puce va afficher sur l’écran les instructions essentielles dans la prise en charge de ce type de patient.

 

Le service Qualité sera quant à lui informé en parallèle par la réception d’un email par exemple. Il pourra s’assurer de la bonne conduite de la démarche mais aussi bénéficier de retours d’informations détaillés concernant l’environnement du patient, par exemple le suivi de la décontamination du matériel de cette zone, de la traçabilité des interventions et alimenter automatiquement les indicateurs de suivi et le tableau de bord des actions mises en place. 

 

Un système qui complète le dispositif de prise en charge et de prévention des infections nosocomiales et qui offre de nombreuses perspectives dans la prise en charge du patient et la gestion des risques des établissements de santé. 

Une mutation digitale que l’hôpital peut déjà franchir.

 

Pour aller plus loin :

 

Revoir la webconférence animée par Hughes Sciard sur le thème "optimiser sa démaeche Qualité et Gestion des Risques dans son établissement de santé / GHT"

 

webinar GHT Santé